Big Bear AI (BigBear.ai) : Actions BBAI et intelligence artificielle pour la sécurité nationale

Big Bear AI (BigBear.ai) : Actions BBAI et intelligence artificielle pour la sécurité nationale

Chiffre d'affaires en hausse de 31 %. Perte de 91,9 millions de dollars. Cours de l'action en baisse d'environ 62 % en un an. BigBear.ai a enregistré ces trois résultats au cours du même trimestre, et je pense que cette étrange combinaison en dit plus long sur Big Bear AI que tous ses communiqués de presse.

L'entreprise vend à Washington des outils d'aide à la décision basés sur l'IA : des logiciels pour l'armée, les gardes-frontières et les planificateurs chargés du transport des navires et des pièces détachées. Son symbole boursier est BBAI. On la compare souvent à Palantir , ce qui est flatteur d'un côté et assez injuste de l'autre.

Note importante : sauf indication contraire, tous les chiffres présentés ici sont valables au 2 novembre 2026 et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement.

Ce que BigBear.ai vend réellement aux acheteurs du secteur de la sécurité nationale

Considérez cela comme une boîte à outils, et non comme un produit. Une poignée de très grands acheteurs gouvernementaux choisissent les outils dont ils ont besoin, et en 2026, l'un de ces outils commencera à effectuer la majeure partie du travail.

Demandez à Sage : IA générative sécurisée pour la défense

Ask Sage est une IA générative conçue pour les espaces où ChatGPT est interdit. Unités de défense, services de renseignement, agences soumises à une réglementation stricte : elles bénéficient de modèles d’IA capables de traiter des informations sensibles sans risque de fuite vers le public.

BigBear.ai a déboursé 250 millions de dollars en espèces pour l'acquérir. La transaction a été finalisée le 31 décembre 2025 ; il s'agit du plus gros achat jamais réalisé par l'entreprise. L'impact sur les marges est quasi immédiat. Les logiciels étant plus rentables par dollar investi que les prestations de conseil, la marge brute (le résultat après déduction des coûts directs) est passée d'environ 22 % en 2025 à 31-33 % sur les trois premiers trimestres de 2026.

Frontières, aéroports et identité numérique

Le deuxième volet concerne l'identité et les frontières. Pangiam a rejoint l'équipe en février 2024. Son cofondateur, Kevin McAleenan, dirigeait auparavant les douanes et la protection des frontières des États-Unis ; depuis janvier 2025, il dirige BigBear.ai.

Trueface est présent sur le marché. Les aéroports et les points d'entrée l'utilisent pour la reconnaissance faciale en temps réel, un élément essentiel de la sécurité aéroportuaire moderne. La direction, citée par The Motley Fool, revendique une précision de 99,1 % sur 12 millions d'identités. Il s'agit d'un chiffre fourni par le fournisseur, et non d'un résultat d'audit. On comprend néanmoins pourquoi les douaniers l'apprécient.

Jumeaux numériques, chaîne d'approvisionnement et intelligence décisionnelle

La troisième étape est plus ancienne et plus simple. ProModel crée des jumeaux numériques : des copies informatiques d’une usine, d’un port ou d’une unité militaire, permettant aux planificateurs de tester une décision avant de la prendre. ConductorOS déploie l’IA en périphérie, sur des appareils critiques situés dans des zones à faible couverture réseau. Une grande partie de ces technologies repose sur l’apprentissage automatique, les modèles prédictifs et l’analyse avancée pour la logistique. Quelle pièce détachée sera épuisée en premier ? Quel navire arrivera en retard ?

VANE analyse l'actualité étrangère pour déceler des indices sur les projets des adversaires ; le Bureau du chef du renseignement numérique et artificiel du Pentagone lui a attribué un contrat pour un prototype en février 2025. Le programme comprend également des travaux de cybersécurité, tels que des vérifications de logiciels par IA pour détecter les failles cachées.

Qui paie ? L'armée américaine, le département de la Défense, les services de renseignement, le département de la Sécurité intérieure et son agence des frontières, les garde-côtes, la NASA et quelques autres.

De SPAC à Ask Sage : comment BigBear.ai Holdings en est arrivé là

L'histoire remonte à 1988. La société de capital-investissement AE Industrial Partners a regroupé plusieurs entreprises sous contrat avec le gouvernement, et en décembre 2021, le résultat a été introduit en bourse via GigCapital4, une SPAC : une société écran cotée en bourse dont le seul but est d'en racheter une privée.

Depuis, la stratégie a consisté à acquérir des compétences plutôt qu'à les développer. ProModel en 2022, Pangiam en 2024, Ask Sage fin 2025, puis CargoSeer, qui inspecte les cargaisons grâce à l'IA, en janvier 2026. Le siège social est situé à McLean, en Virginie, et le rapport annuel faisait état de 579 employés fin 2025. Kevin McAleenan a succédé à Mandy Long au poste de PDG en janvier 2025.

Conférence téléphonique sur les résultats de BBAI : que révèlent réellement les chiffres du troisième trimestre 2026 ?

La croissance était le principal sujet abordé lors de la conférence téléphonique sur les résultats du 27 octobre. Et c'est bien le cas : elle est bien réelle. Le reste du compte de résultat est plus inquiétant.

Métrique Exercice 2025 2e trimestre 2026 3e trimestre 2026 9 mois 2026
Revenu 127,7 millions de dollars 36,7 millions de dollars (+13 %) 43,6 millions de dollars (+31 %) 114,8 millions de dollars
marge brute ~22% 32,8% 31,2% ~32,6%
Perte nette (293,9)M $ (25,7)M$ (91,9)M$ (174,4)M$
EBITDA ajusté (35,1)M$ (11,6)M$ (9,1)M$ (30,6)M $
Liquidités et placements 462 millions de dollars 409,8 millions de dollars ~399 millions de dollars n / A
Arriéré ~248 millions de dollars 269,6 millions de dollars ~330 millions de dollars n / A

Sources : Communiqués de résultats de BigBear.ai et rapport annuel 10-K pour l’exercice 2025. Les taux de croissance sont exprimés en glissement annuel.

Le chiffre d'affaires a progressé de 31 %, passant de 33,1 millions de dollars à 43,6 millions de dollars, selon le rapport sur les résultats du troisième trimestre de BigBear.ai, déposé auprès de la SEC le même jour. Les analystes tablaient sur environ 38,9 millions de dollars, d'après Yahoo Finance. La direction a relevé ses prévisions pour 2026, les situant entre 150 et 165 millions de dollars ; la fourchette précédente s'établissait à partir de 135 millions de dollars.

Passons maintenant à la perte. Elle représente 0,19 $ par action, dont la majeure partie des 91,9 millions de dollars correspond à une dépréciation du goodwill de 76,7 millions de dollars. Le goodwill représente la plus-value payée par un acheteur par rapport à la valeur comptable de l'actif acquis. La déprécier revient à admettre qu'une partie de cette prime s'est évaporée. Aucun flux de trésorerie n'a été réalisé, mais il s'agit d'un aveu comptable concernant des transactions passées. Même en excluant cette dépréciation, l'EBITDA ajusté, indicateur approximatif du flux de trésorerie d'exploitation, restait négatif de 9,1 millions de dollars.

Il faut également analyser le carnet de commandes. Environ 330 millions de dollars, ça paraît énorme comparé aux 43,6 millions du trimestre. Cependant, seulement 23 % de ce montant est financé, c'est-à-dire que le Congrès a effectivement voté les crédits. Le reste correspond à des plafonds contractuels et des options. Certains de ces plafonds se traduiront par des recettes, d'autres non.

Les chiffres des neuf premiers mois sont sans appel. De janvier à septembre 2026, le chiffre d'affaires s'est élevé à 114,8 millions de dollars, contre 100,4 millions un an plus tôt. La perte nette sur la même période atteint 174,4 millions de dollars, soit environ 1,5 dollar de perte pour chaque dollar de chiffre d'affaires.

Le contexte est important. Le chiffre d'affaires a chuté de 38 % au quatrième trimestre 2025, en raison du ralentissement des programmes de l'armée, et l'année 2025 s'est clôturée sur une perte nette de 293,9 millions de dollars. La croissance de cette année s'explique donc par un rebond après une période de faible activité, largement favorisé par une importante acquisition. À prendre en compte avant tout achat.

Pourquoi le cours de l'action BBAI a chuté de 62 % en un an

Le dernier cours de clôture avant la rédaction de cet article était de 2,60 $, le 30 octobre. Cela valorise l'entreprise à environ 1,25 milliard de dollars. Sur 52 semaines, l'action a perdu 62,4 % de sa valeur ; depuis janvier, elle a perdu environ 52 %, selon les données de Yahoo Finance du 2 novembre. Il y a un an, elle avait atteint 7,40 $.

La croissance à elle seule n'explique pas une chute aussi brutale. Trois facteurs l'expliquent.

Tout d'abord, la dilution. Fin 2025, on comptait environ 437 millions d'actions. Au 30 septembre 2026, ce nombre atteignait 480 millions, soit une augmentation de 9,9 % en neuf mois, principalement due à la conversion d'obligations convertibles en actions. Les actionnaires ayant conservé leurs titres durant cette période ont vu leur participation dans l'entreprise diminuer.

Puis viennent les pertes, trimestre après trimestre. Et ensuite, la question de l'échelle. Une entreprise qui prévoit un chiffre d'affaires de 150 à 165 millions de dollars cette année fait figure de petite entreprise dans le secteur des technologies de défense, où chaque programme coûte des milliards.

Les vendeurs à découvert ont pris le dessus : environ 28,6 % des actions négociables sont vendues à découvert. Simply Wall St estime le bêta de l’action à environ 3,3, ce qui signifie qu’une mauvaise journée de marché est généralement bien plus défavorable.

Wall Street reste mitigée. Cantor Fitzgerald a maintenu sa recommandation Neutre le 28 octobre et a abaissé son objectif de cours de 4 $ à 3 $. Citi a émis une recommandation Performance du marché le même jour. HC Wainwright maintient sa recommandation Achat, même si elle a réduit son objectif de cours de 8 $ à 6 $ en mars. Weiss Ratings recommande de vendre. Selon moi, cette situation tendue se traduit par le fait que les analystes attendent des preuves et n'ont pas encore tranché.

BigBear.ai contre Palantir : même label d’IA, activités différentes

Les investisseurs considèrent souvent BigBear.ai comme une alternative moins coûteuse à Palantir. Pourtant, les chiffres montrent qu'il s'agit d'entreprises différentes.

Métrique BigBear.ai (BBAI) Palantir (PLTR)
Prix de l'action (2 novembre 2026) ~2,60 $ ~180,70 $
Capitalisation boursière ~1,25 milliard de dollars ~434 milliards de dollars
Chiffre d'affaires des 12 derniers mois ~142 millions de dollars ~6,16 milliards de dollars
croissance du dernier trimestre +31 % (T3 2026) +93 % (T2 2026)
prévisions de revenus pour 2026 150 à 165 millions de dollars ~8,15 milliards de dollars
Rentabilité Perte nette, EBITDA ajusté négatif Résultat net GAAP de 1,06 milliard de dollars au deuxième trimestre
Prix par rapport aux ventes ~9x ~72x
Espèces ~399 millions de dollars ~9,2 milliards de dollars
Principaux clients Armée américaine, Département de la Défense, Département de la Sécurité intérieure, renseignement gouvernement américain et commerce américain

Les chiffres de Palantir proviennent de ses résultats du deuxième trimestre 2026 ; son rapport du troisième trimestre était attendu après la clôture le 2 novembre. Données de marché au 2 novembre 2026.

Le chiffre d'affaires de Palantir sur un seul trimestre, qui s'élève à 1,935 milliard de dollars selon son rapport du deuxième trimestre d'août 2026, est environ 44 fois supérieur à celui du dernier trimestre de BigBear.ai. Sa capitalisation boursière est approximativement 350 fois plus importante. Palantir est également très rentable, avec une marge nette GAAP de 55 % sur ce trimestre, tandis que BigBear.ai reste déficitaire.

Le signal le plus clair se trouve dans le ratio cours/chiffre d'affaires. Les investisseurs paient environ 72 dollars pour chaque dollar de chiffre d'affaires annuel de Palantir, contre environ 9 dollars pour celui de BigBear.ai. Cet écart reflète la perception du marché quant à la différence entre une plateforme utilisée par le Pentagone et un prestataire spécialisé qui vend des outils à des programmes spécifiques.

La composition de sa clientèle explique en grande partie ces résultats. Au deuxième trimestre, le chiffre d'affaires de Palantir auprès du gouvernement américain a atteint 809 millions de dollars, soit une hausse de 90 %, tandis que son chiffre d'affaires auprès des entreprises aux États-Unis s'est élevé à 764 millions de dollars, en progression de 149 %. Autrement dit, près de la moitié de son activité provient désormais des entreprises et non plus des agences gouvernementales, ce qui constitue un second moteur de croissance. BigBear.ai, quant à elle, ne dispose pas d'une base commerciale comparable ; sa croissance repose encore sur l'obtention et le développement progressif de nouveaux programmes gouvernementaux.

Les marges révèlent la même chose sous un autre angle. Palantir a annoncé une marge opérationnelle ajustée de 62 % au deuxième trimestre, car une même plateforme est vendue à de nombreuses reprises. La marge brute de BigBear.ai, avant déduction des coûts opérationnels, est d'environ 31 %. Chaque nouveau contrat implique des prestations de services, et ces dernières ne sont pas évolutives comme les logiciels.

Il existe un argument contraire valable. Un faible multiple signifie aussi de faibles attentes. Si BigBear.ai maintient une croissance de 20 à 30 % et réduit ses pertes, une base de croissance réduite peut rapidement faire évoluer les pourcentages, et l'action n'a pas besoin d'une croissance à la Palantir pour justifier son cours actuel. Ces deux éléments répondent à des questions différentes pour un investisseur, et l'un ne peut se substituer à l'autre.

Risques : budgets de sécurité intérieure, dilution et réévaluation

Commençons par la concentration, car elle a déjà fait des ravages. Le rapport annuel de l'exercice 2025 indique que les clients représentant chacun plus de 10 % du chiffre d'affaires totalisaient 51 % des ventes. Lorsque le volume d'activité de l'armée a chuté fin 2025, le chiffre d'affaires trimestriel a dégringolé de 38 %. Un programme, un trimestre, un trou dans le compte de résultat.

Le deuxième problème, c'est le calendrier de Washington. Presque tous les fonds proviennent des agences de défense et de sécurité intérieure. Un retard dans l'attribution des crédits, une paralysie des services de l'État, de nouvelles priorités au Congrès : chacun de ces événements peut bloquer des projets qui semblaient pourtant conclus. Le calendrier des contrats de défense est aussi important que leur obtention.

Troisièmement, les comptes. En mars 2025, BigBear.ai a averti ses investisseurs de ne pas se fier à ses états financiers antérieurs. La raison : la comptabilisation de ses obligations convertibles 2026 était erronée. L’entreprise a rectifié ses comptes et signalé une faiblesse importante de ses contrôles internes. Une action en justice a été intentée par des actionnaires devant un tribunal fédéral de Virginie. Je n’ai pas pu confirmer l’état actuel de cette affaire ; le dernier rapport trimestriel (formulaire 10-Q) est la source d’information la plus pertinente.

Et la raison bien connue : tant que les pertes se poursuivent, une dilution supplémentaire reste possible.

Quelles seraient les conditions idéales pour que Big Bear AI réussisse en 2027 ?

Il existe un argumentaire haussier crédible — tout dépend de sa mise en œuvre.

Depuis le deuxième trimestre, l'entreprise affirme avoir signé plus de 25 nouveaux contrats d'une valeur totale de plus de 225 millions de dollars. Parmi les clients figurent les agences frontalières, le FBI, les garde-côtes et la NASA. Ces contrats ne représentent pas encore du chiffre d'affaires ; il faut d'abord constituer un carnet de commandes financé, puis facturer les prestations.

Ask Sage doit continuer à se diffuser auprès des équipes de défense et de renseignement. C'est un élément essentiel de l'économie des logiciels.

L'argent n'est pas un problème actuellement. La trésorerie et les placements s'élevaient à près de 399 millions de dollars fin septembre. Dette à long terme : nulle. Environ 17 millions de dollars d'obligations convertibles arrivent à échéance en décembre 2026, et la direction prévoit d'aborder l'année 2027 sans aucune dette.

Si vous suivez BBAI, les communiqués de presse importent moins que quatre chiffres : un carnet de commandes financé, une marge brute supérieure à 30 %, un EBITDA ajusté tendant vers zéro et un nombre d’actions qui cesse de croître. Les succès dans le contrôle des frontières et les infrastructures critiques se refléteraient dans ces quatre indicateurs.

Le verdict sur BigBear.ai fin 2026

Big Bear AI compte des clients gouvernementaux payants et affiche un redressement qui se confirme dans ses résultats de 2026. Cependant, il s'agit d'une petite entreprise non rentable et dépendante d'un nombre restreint de programmes ; sa croissance récente est principalement due à l'acquisition d'Ask Sage.

À environ 2,60 $ l'action, le marché intègre ce doute, et non l'étiquette « IA ». Le caractère trop pessimiste de cette situation dépendra de l'évolution du carnet de commandes financé et du nombre d'actions au cours des prochains trimestres, et non de la fréquence des comparaisons avec Palantir.

La question pertinente est donc de savoir si BigBear.ai peut devenir un spécialiste rentable, quel que soit le terme employé. Gardez cette question à l'esprit lors de la prochaine conférence téléphonique sur les résultats.

Des questions?

Il s’agit principalement de logiciels d’IA destinés au gouvernement américain. Trois produits portent ce nom : Ask Sage, une plateforme d’IA générative sécurisée que les équipes de défense peuvent utiliser pour des tâches sensibles ; Trueface, qui permet la reconnaissance faciale dans les aéroports et aux frontières ; et ProModel, un simulateur pour les usines, les ports et les chaînes d’approvisionnement.

Entre les deux. Des clients comme l’armée américaine et les agences frontalières sont bien réels, et le chiffre d’affaires du troisième trimestre 2026 a bondi de 31 %. En revanche : des pertes constantes, une dépendance à quelques gros contrats et une révision des résultats en 2025. Je dirais que c’est prometteur, mais encore à prouver.

Le cours de l’action a clôturé à 2,60 $ le 30 octobre 2026, soit une baisse d’environ 62 % par rapport à l’année précédente. Une croissance plus rapide et des prévisions revues à la hausse compensent les pertes, une dépréciation du goodwill de 76,7 millions de dollars et une augmentation du nombre d’actions de près de 10 % en neuf mois.

Vous seul pouvez en décider ; cet article ne le fera pas. Éléments à prendre en compte : fortes fluctuations de prix, environ 28,6 % des actions négociables vendues à découvert, aucun profit à ce jour. Les observateurs attentifs suivent principalement deux points : le carnet de commandes financé et la dilution.

Le ratio cours/chiffre d’affaires est nettement plus avantageux : environ 9 fois le chiffre d’affaires, contre environ 72 pour Palantir. Cet écart se justifie. Palantir connaît une croissance plus rapide, dégage des bénéfices importants et est bien plus grande. Un faible multiple pour une entreprise déficitaire n’est pas forcément synonyme d’aubaine.

Kevin McAleenan, ancien directeur des douanes et de la protection des frontières des États-Unis et cofondateur de Pangiam, est devenu PDG en janvier 2025. Sean Ricker est le directeur financier. Siège social : McLean, Virginie. Effectif fin 2025 : 579.

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